une vie comme une autre

19 décembre 2005

...

Harmonie du soir.

 

 

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;

Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;

Valse mélancolique et langoureux vertige!

 

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;

Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige;

Valse mélancolique et langoureux vertige!

Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

 

Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,

Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir!

Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;

Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

 

Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,

Du passé lumineux recueille tout vestige!

Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige

Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir!

 

Baudelaire, Les fleurs du mal

Posté par oudou à 20:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


18 décembre 2005

L'homme moderne, universel,l'homme malheureux

 reflex_jpg Regardez les gens courir, affairés, dans les rues. Ils ne regardent ni à droite, ni à gauche, l'air préoccupé, les yeux fixés à terre, comme des chiens. Ils foncent tout droit, mais toujours sans regarder devant eux, car ils font le trajet connu d'avance, machinalement. Dans toutes les grandes villes du monde c'est pareil. L'homme moderne, universel, c'est l'homme pressé, il n'a pas le temps, il est prisonnier de la nécessité, il ne comprend pas qu’une chose puisse ne pas être utile ; il ne comprend pas non plus que, dans le fond, c’est l’utile qui peut être un poids inutile, accablant. Si on ne comprends pas l’utilité de l’inutile, l’inutilité de l’utile, ne comprends pas l’art ; et un pays où on ne comprends pas l’art est un pays d’esclaves et de robots, un pays de gens malheureux, un pays, de gens qui ne rient pas ni ne sourient, un pays sans esprit ; où il n’y a pas l’humour, où il n’y a pas de rire, il y a la colère et la haine. Car ces gens affairés, anxieux, courant vers un but qui n’est pas un but humain ou qui est un mirage, peuvent tout à coup, aux sons de je ne sais quels clairons, à l’appel de je ne sais quel fou ou démon se laisser gagner par un fanatisme délirant, une rage collective quelconque, une hystérie populaire. Les rhinocérites*, à droite, à gauche, les plus diverses, constituent les menaces qui pèsent sur l’humanité qui n’as pas le temps de réfléchir, de reprendre ses esprits ou son esprit, elles guettent les hommes d’aujourd’hui qui ont perdu le sens et le goût de la solitude.

Posté par oudou à 18:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 décembre 2005

... un Amour impossible

une legende chinoise raconte que

 

Niulang était un garçon robuste et travailleur. Orphelin, il vivait pauvrement à l'écart de la ville. D'ailleurs, la ville lui déplaisait et il préférait vivre dans son coin, sans compter qu'il n'était pas seul puisque son ami le taureau partageait sa vie et lui vouait une amitié sans bornes.
Ainsi donc vivait Niulang, cultivant son champ avec son taureau, chassant et pêchant pour assurer son quotidien. Un jour, il décida de partir un peu plus loin, jusque dans la forêt qu'il ne connaissait pas. Toujours accompagné du fidèle animal, il trouva l'endroit charmant et surtout il prit plaisir à écouter les oiseaux. Il flâna ainsi quelques heures, à profiter du calme de la forêt. Ses pas le menèrent ensuite vers un grand lac que le soleil éclairait.
Mais le ciel se couvrit bientôt et, levant la tête, il aperçut soudain une chose étrange: neuf jeunes filles descendaient des nuages. Elles semblaient flotter dans les airs! Arrivées près du lac, les jeunes filles commencèrent à se déshabiller. Tout en se taquinant, elles riaient toutes de bon coeur. Nues, elles plongèrent alors dans le lac et profitèrent de la douceur du soleil qui était revenu.

Caché derrière un buisson, Niulang suivait le spectacle sans en perdre une miette. Se pinçant pour vérifier qu'il ne rêvait pas, il n'en croyait pas ses yeux : ainsi donc, les anges existaient et venaient parfois sur
terre... Depuis sa cachette, il suivait leurs jeux et tomba vite sous le charme. Parmi ces créatures ravissantes, une d'entre elles, la plus jeune, retenait particulièrement son attention. Elle était tellement belle qu'il en tomba immédiatement amoureux.
Après quelques heures de plaisirs aquatiques, la plus âgée rappela ses amies et leur fit un signe: il était temps de rentrer. Peiné de constater que l'élue de son coeur allait s'évanouir, il consulta son ami le taureau afin trouver une solution pour retenir la plus jeune, dont le nom était Zhinu.
- Cache-lui ses vêtements! lui conseilla-t-il.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Et tandis que les autres jeunes filles regagnaient déjà les nuages, Zhinu cherchait encore son vêtement. Alors qu'elle commençait à perdre patience, elle s'aperçut que quelqu'un l'observait. Apeurée, elle se réfugia tout de suite dans un buisson afin de cacher sa nudité. Maladroit, Niulang s'approcha d'elle en tenant quelque chose à la main.
Le jeune homme se présenta et lui rendit son vêtement tout en lui déclarant sa flamme. Amusée plus que fâchée par le tour que lui avait joué ce terrien, Zhinu fût aussitôt conquise par ce jeune homme si timide et tellement charmant.
Ainsi Zhinu décida-t-elle de rester sur terre et d'y vivre avec son bien-aimé et son ami le taureau. La vie s'écoula tranquille et heureuse pour le jeune couple. Durant ces deux années, un garçon et une fille vinrent agrandir la famille de Niulang et Zhinu qui vivaient un amour idéal et savouraient un bonheur parfait.

Mais pour les autres anges du paradis, Zhinu avait trahi. Les lois du ciel interdisent en effet à un ange de un terrien, fut-il le meilleur d'entre eux. Aussi, un jour que Niulang était parti à la pêche avec ses enfants, les anciennes compagnes de la jeune femme vinrent la chercher pour la ramener chez elles. Devant son refus de les suivre, elles décidèrent alors d'employer la manière forte et enlevèrent Zhinu, sans autre forme de négociation. A l'idée de ne plus revoir son mari et ses enfants, la jeune femme se mit à pleurer et les appela de toutes ses forces.
De l'endroit où il pêchait, Niulang entendit les cris de sa bien-aimée. Il bondit alors sur son ami le taureau et le fit courir aussi vite que possible. L'animal y mit tellement d'énergie qu'il rattrapa bientôt Zhinu qui ralentissait de toutes ses forces l'envol de ses anciennes congénères. Mais c'était oublié que les agresseurs étaient des anges et qu'elles avaient des pouvoirs magiques!
Voyant Niulang se rapprocher dangereusement, elles firent alors apparaître une rivière entre elles et leurs malheureux poursuivants. Face à cet obstacle infranchissable, Niulang et son taureau s'arrêtèrent net. Désespéré, il appela Zhinu que les anges avait relâchée. Sur l'autre berge, la jeune femme était effondrée à l'idée d'être séparée de ceux qu'elle aimait.
Émus par la situation, les oiseaux de la forêt qui connaissaient bien le jeune couple, décidèrent d'agir dans l'instant. En quelques secondes, les pies se réunirent et formèrent un pont au dessus de la rivière. Ainsi, les deux amants purent se rejoindre et tombèrent, ivres de bonheur, dans les bras l'un de l'autre. Au bout d'un moment, Zhinu se résolut à annoncer à Niulang la triste vérité:
- Il m'est interdit de vivre plus longtemps avec toi! sanglotait
Zhinu.
- Comment cela? s'exclama son époux, ne comprenant plus rien.
- Je ne suis pas de ce monde, et il me faut retourner vivre là d'où je viens. Toutefois, une grâce nous est accordée. Ainsi, je reviendrai te voir chaque année, à cette date, à cet endroit.
A peine Zhinu avait-elle achevé sa phrase qu'elle s'envola, filant à travers les airs vers le nuage duquel elle était descendue...

Et c'est ainsi que tous les ans, à la date anniversaire de ce jour qui a été fixée au 7 juillet dans le calendrier solaire (le 7ème jour de la 7ème lune dans le calendrier lunaire), les amoureux fêtent les retrouvailles de Niulang et Zhinu.

Maintenant, la nuit venue, levez les yeux vers les étoiles et vous constaterez que l'histoire de Niulang et Zhinu n'est peut-être pas une légende. En effet, les étoiles du bouvier (Altaïr) et celle de Zhinu (Véga) sont toujours séparées par la voie lactée...

Vacances

nyaaaaaaaaaaa vacances !!!!!!!!!
excusez moi le mot vacances me fait vibré a un point euuuu inimaginable enfin bref demain a 3h pile je quitte le lycée pour deux semaines bon d'accord une semaine à bosser mais bon l'autre sera avec une folle donc y'a pas de quoi se plaindre hi hi
De douces et belles vacances se profilent à l'horizon...

Posté par oudou à 21:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

pour mon premier articleuuuu damien saez

saez_blanc2

Fils de France

J'ai vu, les larmes aux yeux, les nouvelles ce matin
20% pour l'horreur, 20% pour la peur
Ivres d'inconscience, tous fils de France
Au pays des Lumières, amnésie suicidaire

Non, non, non, non, non.....

Nous sommes, nous sommes la nation des droits de l'homme
Nous sommes, nous sommes la nation de la tolérance
Nous sommes, nous sommes la nation des Lumières
Nous sommes, nous sommes à l'heure de la résistance

Pour les rêves qu'on a fait,
pour ceux qu'on fera
Pour le poing qu'on a levé,
pour celui qu'on lèvera
Pour un idéal,
pour une utopie
Allons, marchons ensemble
enfants de la patrie

Fils de France
ça pour baisser la tête, ah oui ça t'aimes bien les minutes de silence
Fils de France
c'était à peine hier et déjà tu brandis le drapeau de l'ignorance
Fils de France
nous n'oublierons jamais que nous sommes et serons les enfants de la résistance
Fils de France
au royaume des aveugles, tu sais bien ce qu'on dit, les borgnes sont les rois

Y'a ces ombres derrière nous
Y'a ces idées vendues
Y'a ces drapeaux qui flottent
Et ces hymnes dessus
Et puis y'a toi mon frère
Oui toi qui n'y crois plus
Et puis y'a nos prières
Et nos causes perdues

Honte à notre pays
Honte à notre patrie
Honte à nous la jeunesse
Honte à la tyrannie
Honte à notre pays
Revoilà l'ennemi
Allons, marchons ensemble
Enfants de la patrie


Nous sommes, nous sommes la nation des droits de l'homme
Nous sommes, nous sommes la nation de la tolérance
Nous sommes, nous sommes la nation des Lumières
Nous sommes, nous sommes à l'heure de la résistance

Nous sommes, nous sommes la nation des droits de l'homme
Nous sommes, nous sommes la nation des différences
Nous sommes, nous sommes la nation des Lumières
Nous sommes, nous sommes à l'heure de la résistance


Posté par oudou à 20:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]